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Bilan sur le télétravail : état des lieux

IPI Télétravail

Face à la crise sanitaire, les entreprises n’ont eu d’autre choix que d’adapter leur organisation en intégrant de nouvelles pratiques, dont le télétravail. Selon une étude OpenSourcing, 82 % des DRH n’écartent pas l’éventualité de maintenir le télétravail après la crise. Un an après le premier confinement, il est temps de dresser le bilan pour voir tout ce qui a été accompli en matière de pratiques et de modes de travail et comment les entreprises envisagent l’organisation post-Covid.

Un an après le premier confinement, le bilan est mitigé

En mars 2020, pour stopper la propagation de la pandémie, le gouvernement décide d’imposer le confinement, obligeant des milliers d’entreprises françaises à passer en mode « tout-télétravail ». Dans un contexte extrêmement anxiogène, des millions de salarié(e)s ont ainsi basculé brutalement vers le télétravail, alors que leurs enfants restaient à la maison en raison de la fermeture des écoles.

Cette situation inédite a permis d’expérimenter le télétravail à échelle nationale, offrant ainsi l’opportunité de mesurer son impact, ses avantages et inconvénients. Près d’un an après le premier confinement décrété en mars 2020, l’euphorie sur le télétravail constatée avant l’été 2020 a laissé place à une certaine prudence à partir de septembre, selon Éric Chevée, Vice-Président chargé des Affaires sociales de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME).

Selon l’enquête CPME « Chefs d’entreprise et Télétravail », dont les résultats sont parus en juillet 2020, les salarié(e)s ont particulièrement apprécié le fait de ne pas avoir à prendre les transports pour aller au travail, ainsi que la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle grâce à la flexibilité permise par le télétravail. Dans 39 % des PME, les salarié(e)s ont fait part de leur satisfaction et ont manifesté leur intérêt pour davantage de télétravail.

Toutefois, à partir de septembre, de nombreux salarié(e)s ont exprimé leur vœu de revenir au bureau, même si le télétravail continuait d’être pratiqué lorsque c’était possible, souligne Eric Chevée. L’isolement, la rupture du lien social, les difficultés à manager… sont parmi les symptômes liés au télétravail évoqués par certains salarié(e)s.

La CPME a, donc, lancé, le 22 septembre, un diagnostic paritaire partagé avec les partenaires sociaux (Medef, U2P, FO, CFDT, CFE-CGC) et impliquant les entreprises et collaborateur(rice)s, afin de dresser un premier bilan du télétravail à grande échelle, et jeter les bases d’une réflexion autour de sa pérennisation.

Vers une pérennisation du télétravail ?

L’enquête CPME a révélé que 53 % des TPE et PME françaises ont testé le télétravail pour la première fois lors du premier confinement et que 29 % des salarié(e)s le pratiquaient avant la crise sanitaire. Par ailleurs, on apprend que dans les TPE et PME françaises, environ 50 % des métiers sont compatibles avec le télétravail. La CPME considère d’ailleurs qu’environ un tiers des salarié(e)s seraient disposé(e)s à poursuivre le télétravail et il en serait de même pour les dirigeant(e)s de TPE et PME.

Face à la généralisation du télétravail, les partenaires sociaux ont négocié, fin 2020, un nouvel accord national interprofessionnel qui a pour objectif d’encadrer le télétravail en donnant de l’importance à divers éléments tels que l’espace, l’équipement, le management, le temps et les collectifs de travail.

Le télétravail, un nouvel outil d’attractivité pour les PME

Les TPE/PME accordent, aujourd’hui, plus d’attention au télétravail, qui est davantage perçu comme une modalité d’exécution du contrat de travail. Les employeurs sont plus enclins à discuter de ce sujet avec les salarié(e)s qui manifestent leur intérêt pour cette méthode.

En outre, les TPE et PME, qui se sont aperçues qu’il était tout à fait possible de poursuivre leur activité grâce au télétravail, n’hésitent pas à s’en servir comme outil d’attractivité pour attirer certains profils difficiles à trouver et à fidéliser.

La fin du présentiel n’est pas pour demain

Le nombre d’accords d’entreprises sur le télétravail est monté en flèche depuis mars 2020 (plus de 80 %), si l’on croit le baromètre annuel Malakoff Humanis. Ce mode de travail est passé d’occasionnel pour 30 % des salarié(e)s à régulier pour 41 % d’entre eux. Par ailleurs, 75 % d’entre eux l’exercent à plein temps. Le nombre moyen de jours de télétravail par semaine est, pour sa part, passé de 1,6 à fin 2019 à 3,6 un an après.

Le présentiel a encore de beaux jours devant lui, et pour cause, aujourd’hui, seuls 14 % des salarié(e)s sont en télétravail à 100 % et leur nombre ne cesse de baisser, car pour de nombreux salarié(e)s, le télétravail peut être source de problèmes de santé, sur les plans physique et psychologique. Le taux de satisfaction vis-à-vis de ce mode de travail a baissé de 0,8 points entre fin 2019 et fin 2020, passant de 8 à 7,2 sur une échelle de 10 points.

Le flex office, une petite révolution en cours

Le flex office est un concept qui s’appuie sur la convivialité et la communication. L’idée est de partager le même espace de travail que ses collaborateurs sans avoir de bureau attitré. Aussi appelée desk sharing, cette méthode révolutionne le milieu entrepreneurial et constitue une solution adaptée à la crise sanitaire inhérente à la Covid-19. L’ouverture au télétravail incite davantage d’entreprises à se tourner vers cette pratique qui suppose une attribution des postes et des tâches plus flexibles, permettant d’optimiser l’espace, stimuler la créativité et l’autonomie des salarié(e)s et favoriser la productivité. Selon une étude menée par Deskeo, 16 % des entreprises ont testé et adopté ce mode d’organisation en 2020, et 55 % des entreprises interrogées font part de leur intention de se convertir au flex office.

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