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ADA LOVELACE DAY : LE JOUR QUI CÉLÈBRE LES FEMMES DE L’INFORMATIQUE

Ce Mardi 8 Octobre c’est le Ada Lovelace Day : un événement qui a lieu chaque année le deuxième mardi du mois d’Octobre et qui célèbre Ada Lovelace, inventrice de la programmation.

Ada Lovelace Day : célèbre les femmes innovantes dans l'informatique

Chaque deuxième mardi du mois d’Octobre est une journée qui célèbre Ada Lovelace. Née en 1815 à Londres, cette femme est considérée par les historiens de l’informatique comme LA toute première programmeuse de l’histoire. Elle est surtout reconnue dans les pays anglo-saxons et en Allemagne.

Ada Lovelace a créé le premier programme informatique en 1842. Mais il faudra attendre l’explosion de l’informatique dans la deuxième partie du 20e siècle pour que son nom ressorte des livres d’histoire. En effet, à l’époque, Ada Lovelace devait même publier ses articles sous ses initiales. Peut-être pour ne pas dévoiler que l’auteur de ces recherches était une femme ?

Ada, de son nom complet Augusta Ada King, donnera aussi son nom à un langage informatique créé dans les années 1980 et dont la dernière version date de 2012. On la retrouvera aussi sur les hologrammes d’authentification de Microsoft Windows NT© entre 1998 et 2003 et elle aura aussi droit à son petit Google Doodle© pour son 197e anniversaire, le 10 décembre 2012.

A l’occasion de cette journée et toujours dans la dynamique de valoriser les femmes de l’informatique, nous avons donné la parole à deux étudiantes de l’IPI Toulouse : Prescillia et Jennifer, qui reviennent sur leurs parcours en tant que femmes de l’informatique, un secteur souvent conjugué à tort au masculin !

 

Peux-tu te présenter et nous expliquer ton parcours en quelques mots ?

Prescillia : Bonjour, je m’appelle Prescillia et j’ai 27 ans. J’ai un parcours assez atypique, j’étais auparavant préparatrice en pharmacie. Je m’intéressais déjà beaucoup à l’informatique et notamment au développement, j’ai d’ailleurs eu une certification de développement JAVA. J’ai décidé d’arrêter mon métier initial pour reprendre mes études. En participant à un forum sur le numérique, j’ai pu découvrir l’école IPI. Le système de fonctionnement en alternance m’a énormément intéressée, avec un rythme d’alternance pratique pour l’entreprise et pour l’alternant. Je suivais la formation Administratrice Système, Réseaux et Bases de données. Après l’obtention de ma certification, je continue aujourd’hui mon parcours avec la formation Cheffe de projet Informatique Réseaux & Sécurité.

Jennifer : Je m’appelle Jennifer, j’ai 25 ans et je suis dans le domaine de l’informatique depuis un peu plus de trois ans. Mon parcours, pour le moins atypique, m’a amenée à suivre le cursus de formation de l’IPI en alternance dans le but de concrétiser mon projet de réorientation professionnelle. En effet, j’ai débuté ma carrière professionnelle en tant que fleuriste durant deux ans, en expérimentant par la même occasion l’alternance pour la première fois. Cette expérience m’a permis d’obtenir un premier diplôme mais également de me rendre compte que mes perspectives d’avenir dans ce secteur n’étaient pas assurées sur le long terme et que cela ne correspondait pas à mes aspirations d’évolution de carrière. J’ai fait le choix de me réorienter entre autres pour ces raisons et je ne regrette pas ce choix puisque j’entame ma quatrième année à l’IPI pour obtenir le titre de Cheffe de projet informatique.

 

Pourquoi as-tu choisi de t’orienter dans l’informatique ?

Prescillia : M’intéressant déjà aux mondes des nouvelles technologies auparavant, j’ai choisi de partir dans cette voie car c’est un domaine en constante évolution. Les métiers au sein de l’informatique sont multiples et variés.

Jennifer : Le choix de l’informatique s’est finalement imposé de lui-même. Les métiers du numérique sont à mes yeux l’avenir en matière d’emploi. Cette perpétuelle évolution qui caractérise cette filière et cette multiplicité de métiers offerte par celle-ci correspondaient totalement à mes attentes. C’est un secteur dynamique, proposant un certain nombre de challenges et qui permet une certaine mobilité d’une part géographique, mais également dans la possibilité de travailler dans quasiment toutes les entreprises : l’informatique étant omniprésente depuis plusieurs années. C’est pour toutes ces raisons que j’ai souhaité apporter ma contribution à cette ère du numérique.

 

Quel poste exerces-tu aujourd’hui ?

Prescillia : Actuellement, je suis apprentie Cyber Sécurité au sein de l’entreprise Airbus à Toulouse. Je m’occupe de l’aspect sécurité pour des projets internes d’Airbus. Nous mettons en place des solutions afin d’éviter toutes menaces potentielles pour la société.

Jennifer : Je suis alternante au sein du laboratoire des moyens d’essais du Centre de Test d’Essais en Vol et au Sol de la société Airbus. Mon service est en charge de la conception des moyens d’essais utilisés lors des différentes phases de vérification et validation au cours du développement d’un avion. Mon rôle est d’apporter mes compétences, mes connaissances informatiques et de mettre en place des solutions pour améliorer et faire évoluer les installations existantes, en utilisant notamment des technologies de virtualisation et des dispositifs IoT. J’effectue également le support informatique auprès de collaborateurs lorsque des problèmes systèmes ou de réseaux surviennent.

 

As-tu déjà rencontré, en tant que femme, des difficultés en travaillant dans le secteur de l’informatique ?

Prescillia : Oui il est possible de rencontrer des difficultés. Mais pour ma part, en surmontant ces difficultés, nous arrivons à nous affirmer. Nous sommes toutes aussi compétentes dans le secteur de l’informatique que les hommes !

Jennifer : Selon moi, aucune femme ne devrait en rencontrer, et encore moins dans notre société actuelle. Cela m’est effectivement arrivé de rencontrer des difficultés, mais je l’ai toujours pris comme un défi à relever pour prouver que j’avais ma place et par extension que les femmes avaient leur place et étaient légitimes dans le secteur de l’informatique. Je connais mes compétences et mes qualités, ce que mon entreprise a également su percevoir et celle-ci m’a donné l’opportunité de développer mon potentiel ainsi que mon épanouissement professionnel.

 

Comment faire, à ton avis, pour attirer les femmes vers les formations et les métiers de l’informatique ?

Prescillia : Pour ma part, j’étais déjà attirée par l’informatique avant, cela m’a toujours attirée !

Jennifer : De mon point de vue, les femmes ont du mal à se projeter dans ces métiers car elles n’ont pas forcément des modèles féminins à qui se rattacher, s’identifier. Nous ne parlons pas suffisamment des femmes qui ont marqué l’histoire de l’informatique. Quand on pense à l’informatique, les premiers noms qui nous viennent à l’esprit sont généralement Bill Gates, Steve Jobs, Linus Torvalds ou bien encore Mark Zuckerberg. Alors que l’informatique a son lot de femmes pionnières comme Margaret Hamilton qui a mis au point le système informatique utilisé pour le guidage du vaisseau de la mission Apollo11 et qui a développé son propre langage de programmation (USL) ou bien encore Ada Lovelace justement, qui est considérée comme la première développeuse de l’Histoire.

Je pense qu’il y a également un certain manque d’information sur les formations de ce secteur et leurs contenus, mais aussi sur les différents dispositifs disponibles comme l’alternance. En effet, je ne pensais pas que l’informatique était accessible à des cursus tels que ceux que j’avais suivis. C’est en échangeant, lors d’un salon de l’enseignement supérieur, avec différentes personnes étudiantes et dirigeants d’écoles informatiques que j’ai pu m’informer pleinement sur le sujet. L’idéal reste pour moi la formation dès le plus jeune âge, au collège ou au lycée notamment avec l’apprentissage des bases des métiers de l’informatique comme la manipulation de langages de programmation (Python), ainsi que les principes de fonctionnement des réseaux et de la sécurité informatique. Je pense que cela permettrait de susciter davantage d’intérêt et de vocations autour de ce domaine.

Enfin, je pense qu’il est important d’effectuer des sondages régulièrement, sur les réseaux sociaux notamment, pour avoir une vision sur les attentes et sur les craintes des femmes qui n’osent pas intégrer les métiers de l’informatique.

 

As-tu un message à faire passer pour toutes les femmes qui n’osent pas forcément se lancer dans ce secteur ?

Prescillia : Il n’y a aucune raison d’avoir peur de se lancer dans ce secteur, qui demande justement à ce que les femmes viennent de plus en plus !

Jennifer : Ne pas avoir d’aprioris à propos de ce secteur, qui est certes composé en majorité d’hommes, mais qui toutefois tend à évoluer grâce aux femmes qui osent se lancer et ainsi inverser cette tendance. Le monde de l’informatique est ouvert à toutes et tous, vos idées comptent. Il est important de les partager, pour faire progresser ce domaine ainsi que l’innovation comme les technologies Big Data et l’Intelligence Artificielle. Beaucoup de choses restent encore à découvrir. Vous aurez une approche différente de vos collègues masculins et c’est cela qui rend le travail en équipe mixte des plus intéressants et des plus productifs. Le domaine de l’informatique offre de nombreux avantages, de multiples horizons professionnels. Différentes associations sont là pour répondre aux interrogations que l’on peut avoir alors n’hésitez pas à vous rendre sur les salons spécialisés pour vous faire votre propre idée sur cette filière.

 

Un grand merci à Prescillia LENOIR et à Jennifer CLEMENS pour leur contribution.