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Cloud computing : les tendances à suivre pour le 2e semestre 2020

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Selon un rapport publié par Gartner, le marché du cloud computing a connu une croissance de 17 % en 2020, générant des revenus estimés à 266,4 milliards de dollars. Cette technologie continue de croître et elle est en passe de devenir indispensable dans le monde des affaires. Voici les dernières tendances prévues pour le 2e semestre 2020.

Le cloud hybride continue sa percée

Au cours des six derniers mois de 2020, on devrait assister à une progression remarquable du cloud hybride. En effet, les entreprises continueront à le privilégier en raison de sa flexibilité et de la multiplicité de ses fournisseurs. Pour avoir une idée de cette progression, il suffit de consulter les données fournies par Gartner. Ce cabinet estime que 75 % des entreprises ont déployé des solutions cloud multiples ou hybrides en 2020. Il évalue également la valeur de ce marché à 97,6 milliards de dollars d’ici 2023, contre seulement 44,6 milliards de dollars en 2018. Dans son analyse, Gartner fait état d’une tendance haussière, favorisée par les importantes économies permises par les multiples solutions de cloud computing hybride, ainsi que le haut niveau de sécurité des informations qu’elles garantissent.

L’edge computing passe au premier plan

D’ici 2021, 25 milliards d’objets connectés seront mobilisés dans le monde, contre 14,2 en 2019, selon Gartner. Grâce à deux autres enquêtes réalisées par Cisco et par le cabinet d’étude McKinsey, on sait également que les dispositifs connectés aux réseaux IP seront trois fois supérieurs à la population mondiale en 2022, et que chaque seconde, 127 nouveaux appareils se connectent à internet. Ces trois rapports convergent tous vers un même constat : la quantité de données produites chaque jour par ces appareils est titanesque ! Pour les gérer, les entreprises ont donc besoin de construire des centres de données et de les placer tout près des endroits où elles sont générées, laissant la porte grande ouverte au développement de l’edge computing. Celui-ci n’est autre qu’une méthode d’optimisation employée dans le cloud computing qui consiste à traiter les données au plus près de leur source initiale.

Des centres de données hyperdimensionnels

À cette nouvelle ère numérique, où la compétitivité économique est à son apogée, les entreprises n’ont plus le loisir d’attendre que leurs systèmes informatiques déjà en place puissent s’adapter à des paradigmes technologiques en changement constant. Pour continuer à se développer et améliorer leur chiffre d’affaires, elles ont besoin d’avoir une architecture informatique évolutive et qui répond rapidement à une demande accrue tout en traitant un volume gigantesque d’informations. Cette nécessité conduira sûrement à la création d’un plus grand nombre de centres de données hyperdimensionnels.

D’après l’International Data Corporation (IDC), un centre de données hyperdimensionnel est un centre comportant au moins 5 000 serveurs et 1000 m² d’espace disponible. Mais bien que ces installations s’étendent sur de grandes superficies et qu’elles soient exploitées par de très grands fournisseurs de services, l’hyperdimensionnel n’est pas une question de taille, mais plutôt d’extensibilité.

Dotés d’une architecture informatique modulaire et capable de s’étendre de manière exponentielle, ces centres vont représenter un chiffre d’affaires estimé à 80,65 milliards de dollars en 2020, contre 25,08 milliards en 2017, selon une enquête de Market & Market. Une autre étude de Cisco affirme qu’ils vont monopoliser la moitié du trafic des centres de données d’ici 2021.

Utilisation accrue de l’IA dans les centres de données

Au cours des six prochains mois, on assistera également à une mobilisation accrue de l’intelligence artificielle dans les centres de données. Cela permettra non seulement de réaliser des économies d’énergie, mais aussi de détecter les défaillances des serveurs ou des équipements de réseau utilisés. En raison de sa nature prédictive, cette technologie peut résoudre ces problèmes de manière proactive. Mais ce n’est pas tout ! En effet, Gartner nous apprend que l’IA solutionnera même le manque de compétences en matière de « cloud computing » en automatisant de nombreuses tâches d’habitude effectuées par des agents humains. Selon ce cabinet d’études, 30 % des centres de données qui n’auront pas migré vers l’IA ne seront plus économiquement viables d’ici la fin de l’année 2020.

Le cloud computing est donc clairement en voie de devenir un must pour toute organisation qui tient à conserver ses acquis et gagner en compétitivité. Évidemment, cela va créer un besoin conséquent sur le marché du travail en matière de profils maîtrisant cette technologie.

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